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Philosophe

Un mercredi, dans la voiture de Mamie, sur le chemin du retour à la maison, notre soprano familial, petit en taille mais titanesque en volume sonore, crie encore (du point de vue de Mamie) / parle à peine fort (de son point de vue à lui).

- Mamie : "Arrête de crier constamment. Tu ne peux pas parler moins fort, tranquillement ?
- E. : Non.
- Mais pourquoi tu ne peux pas te tenir un peu tranquille et ne pas crier ?
- Que veux-tu, Mamie, je ne suis qu'un enfant !"

Voilà, voilà...

*****************************************

Ce matin au petit déjeuner, le moyen Scarabouil fait une réflexion à sa soeur, anodine mais qui fait mouche : la petite se met à pleurnicher. Ni une, ni deux, il s'en saisit et continue à la taquiner sur le même thème.

- Moi : "Arrête d'embêter ta soeur exprès. Tu vois bien que ça la fait pleurer, ça t'amuse ?."

Après quoi, je me suis lancée dans un discours autour de la question "qu'est-ce qui pousse cette fratrie à se quereller sans cesse ?"

- Moi : "Ce ne serait pas plus sympa de se parler gentiment, d'éviter les disputes... ? Qu'est-ce qui vous oblige à vous chercher tout le temps ?
- E. : C'est la vraie vie, quoi !"

Tout est dit.
Leçon sous-jacente à destination de sa mère : on ne vit pas dans le monde des Bisounours (qu'il ne connaît pas d'ailleurs), dans la vraie vie, ça bouge, ça crie et ça se rabiboche.

Le petit prince et son air fatigué

Le petit prince et son air fatigué

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À propos

Nanie

Femme de prof, mère de deux Scarabouils et d'une Grenabée, je dépose ici les aléas et anecdotes qui feront les souvenirs de notre vie de famille
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France 19/01/2017 11:59

La 2e anecdote me montre que mes filles sont comme les autres enfants finalement. Je leur dit souvent que si elles n'ont rien de gentil à dire, ce n'est pas la peine qu'elles parlent, qu'on ne les oblige pas à prendre la parole, mais qu'on pourrait les obligeait à ne plus parler si elles n'ont que des méchancetés à dire. Evidemment, je dois m'adresser à des murs car rien ne change, mais au moins j'essaie. ;-)
Quant au monde des bisounours, c'est dommage d'être si vite dans la "vraie vie" ou qu'il ait cette image là de la vraie vie. Mais comme ça, tu le sais... ;-)

Nanie 21/01/2017 07:45

Ils sont tous pareils. Je crois que pour eux, tout vaut mieux que l'indifférence. Titiller l'autre, c'est une façon comme une autre de lui faire savoir qu'on lui prête de l'attention (attention : psychologie de bazar ;-) )