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Jour 3 : Les mondes engloutis

Le troisème jour, le but était de rallier Ksar Ghilane à Douz. Mission accomplie à l'heure du déjeûner. L'après-midi allait être consacrée à une promenade à dos de dromadaire, dans les dunes, qui nous permettrait de découvrir Zaafrane.

Zaafrane est un village "double". En effet, un chamelier explique que le village d'origine a progressivement été envahi par le sable, au gré des vents, jusqu'à être enseveli. Les habitants ont alors été contraints de tout reconstruire un peu plus loin, un peu plus en hauteur... Mais peut-on vraiment quoi que ce soit contre les éléments naturels ?

Douz et Zaafrane se trouvent aux portes du désert. Le dromadaire est pour nous un moyen de locomotion ludique pour parcourir cette immense étendue désertique. On part d'une sorte de gare de dromadaires : des dizaines sont nonchalamment alignés sur le sable, l'air de mâcher du chewing-gum, faisant des bulles avec leur langue et des bruits de lavabo qui se vidange (le dromadaire est un animal certes très élégant...).

Nous revêtons une djellaba et un chech, puis nous voilà partis pour 2 heures de dépaysement complet. J'ai l'impression d'être dans une bulle... la lente cadence des animaux, la douceur du paysage, le silence...
Aux abords de Zaafrane, nous marquons une pause qui va nous faire brusquement revenir à la dure réalité du monde moderne
(mésaventure à suivre dans un prochain article...).

Le retour fut un peu plus rock'n'roll, du moins pour moi, car j'ai chu lamentablement du haut de mon petit dromadaire. A la décharge de l'animal, il était jeune, un ado en pleine rebellion contre l'autorité de son chamelier. Il a rué ; je suis tombée.

J'ai atterri sur le sable dur comme du béton. Après une rapide analyse de la situation, je décidai raisonnablement de rester sur place, à l'endroit précis de l'impact de mon derrière sur le sable, le temps que le mal passe. Par chance, un magicien chamelier expérimenté qui passait par là m'a sauvée manipulée pendant quelques minutes. Grâce à lui, non seulement j'ai pu me remettre en selle sans difficulté, mais dès le lendemain matin, je n'ai plus ressenti aucune douleur. Pour mesurer combien j'ai été chanceuse pour une fois, il faut savoir que j'étais incapable de marcher après m'être relevée... Et dire que le chamelier s'est en plus confondu en excuses...

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À propos

Nanie

Femme de prof, mère de deux Scarabouils et d'une Grenabée, je dépose ici les aléas et anecdotes qui feront les souvenirs de notre vie de famille
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